Focus marché Financière de l'Oxer - Mars 2017                                     

Arca Patrimoine - avis marché FOX

 

Retrouvez le focus marché pour le mois de mars 2017 de la Financière de l'Oxer, société du Groupe Premium au même titre qu'Arca Patrimoine.

Le premier trimestre s'est achevé sur un sentiment toujours aussi positif sur les marchés financiers. Ainsi, l'attrait pour les actifs 'risqués' s'est poursuivi, même s'il s'est surtout matérialisé en février et mars, et a permis de délivrer des performances trimestrielles non négligeables. En effet, en 3 mois les indices majeurs en Europe ont progressé entre 5 et 7%, leurs homologues américains ont gagné plus de 5%, et les indices émergents (hors Russie) caracolent en tête. Mieux encore, les progressions de ces mêmes indices depuis l'élection américaine (soit 4 mois) enregistrent des progressions à deux chiffres.


Dans le prolongement de l'arrivée surprise, fin 2016, de M. Trump à la présidence des Etats-Unis, le premier trimestre qui vient de s'achever a, de nouveau, été cadencé par l'abondante actualité politique.


Face à la montée populiste un peu partout dans le monde, les échéances électorales au Pays-Bas et en France ont généré une certaine méfiance chez les investisseurs. La défaite du parti extrémiste de M. Wilders en Hollande a notamment permis de détendre la décote politique appliquée aux marchés. De même, si les élections en France restent indécises (les sondages n'évoluent plus beaucoup), il semblerait que la compréhension récente du modèle politique français ait amené les investisseurs étrangers à relativiser de l'élection présidentielle, comprenant que les vrais enjeux seront plutôt dans les législatives. Dès lors, on a pu constater une pression moindre sur les actifs français même si l'écart entre l'OAT et le Bund perdurait aux alentours de 65 points de base. Aux Etats-Unis, le gouvernement de M. Trump découvrait la difficulté de la mise en place des promesses électorales. Coup sur coup, le nouveau Président a été mis en échec : une première fois sur son décret sur l'immigration, une seconde fois sur un symbole phare qu'il voulait faire disparaitre : l'Obamacare. Ces deux revers, riches d'enseignement n'ont, pour le moment, pas ébranlé l'enthousiasme des opérateurs financiers (malgré le léger repli mensuel des indices US) qui se focalisent sur les robustes indicateurs de la consommation ou des mises en chantier. Toutefois, il serait bon que, rapidement, l'administration Trump soit en capacité de passer ses engagements d'allégement fiscal.


Si, sans surprise, le parlement écossais a voté une motion autorisant la première ministre écossaise à réclamer de Londres la tenue d'un nouveau référendum, le hasard a voulu que ce vote se fasse la veille du déclenchement du Brexit. En effet, le 29 mars dernier, soit plus de neuf mois après la tenue du référendum au Royaume Uni, Theresa May a déclenché l'article 50 du traité de Lisbonne, officialisant la volonté du pays de quitter l'Union Européenne, mais l'entraînant dans un processus qui prendra plusieurs années et dont les conséquences à long terme sont encore très floues.


Si l'actualité politique a attiré les attentions, le flux de nouvelles macro-économiques est resté très bien orienté, validant l'amélioration des perspectives économiques mondiales. En ce sens, il n'a été une surprise pour personne, de voir la Réserve Fédérale remonter ses taux de 25 points de base courant mars. Mme Yellen a insisté sur le fait que les évolutions des derniers mois étaient conformes aux attentes et que sa décision ne découlait pas d'une réévaluation de la trajectoire de l'économie américaine. Ainsi, trois hausses de taux en 2017 et 2018 sont toujours attendues.


Si les marchés semblent ‘éviter' tour après tour les embûches qu'ils rencontrent sur leur chemin, nous notons qu'avec des indicateurs de perception du risqueLa notion de risque correspond au degré d’exposition de l’épargne aux fluctuations des marchés financiers. Plus le risque est grand, plus la fluctuation de l’épargne est importante. Une grande prise de risque ne se conçoit que sur le long terme, la durée permettant de lisser les évolutions irrégulières des marchés financiers. Ainsi, une prise de risque plus important doit normalement se traduire par un gain plus élevé sur le long terme tout en sachant que les risques de perte en capital à court terme sont alors plus grands. au plus bas, tout choc important pourrait rapidement les fragiliser, c'est pourquoi nous conservons une attitude prudemment optimiste.

 

Source : Financière de l'Oxer - avril 2017 - http://www.financiere-oxer.fr/