Les salariés ne préparent pas leur retraite

Cinq ans avant de quitter la vie professionnelle, seuls 15% des salariés du privé se sont préoccupés des démarches administratives à effectuer et 26% des conséquences financières d'un tel départ.

En matière de retraite, les salariés du secteur privé ne sont guère prévoyants. D'après une étude diffusée le 8 février 2018 et réalisée par OpinionWay pour le compte du groupe de protection sociale Malakoff Médéric auprès de 1.000 cotisants âgés de 50 ans et plus, seulement 15% des personnes interrogées, qui vont partir à la retraite dans les cinq ans à venir, déclarent s'être occupées de l'aspect administratif de leur départ. A moins de deux ans de l'échéance, ils sont à peine 68% à avoir engagé des démarches.


Ce n'est pas mieux sur le front budgétaire. 26% des salariés se préparent à la baisse de leurs revenus cinq ans avant la liquidationIl s’agit de l’échéance mensuelle effectuée sur le Service de Règlement Différé (SRD). La liquidation intervient chaque mois à la 7e séance boursière avant la dernière bourse du mois civil. La date de liquidation détermine la fin du mois boursier et le commencement du mois boursier suivant. de leurs droits et 41% deux ans avant. Ce faible niveau d'anticipation est d'autant plus étonnant que 77% des individus sondés disent s'attendre à une baisse de pouvoir d'achat après avoir quitté la vie active. Ce qui n'empêche pas 35% des déclarants d'avouer ne pas rechercher d'informations sur leur future retraite.

Se faire accompagner par son entreprise

 

Il semble que les salariés souhaiteraient sous-traiter le problème à leur employeur. 43% des cotisants quinquagénaires voudraient que leur entreprise les accompagne dans leur préparation à la retraite. Ils étaient 36% à formuler ce vœu en 2016, souligne Malakoff Médéric qui gère, pour le compte de l'Agirc-Arrco, la retraite complémentaire de 2,8 millions de salariés cotisants et de 2,9 millions de retraités.


Les salariés ont pourtant tout intérêt à prendre leur retraite en main. Compte tenu de l'allongement de la durée d'assurance instaurée par la réforme des retraites de 2014 (de 41,5 annuités à 43 annuités d'ici 2035), il va être de plus en plus difficile de valider le nombre de trimestres de cotisation requis dans sa classe d'âge pour percevoir une pension de base complète (sans décote). A partir de 2019, des malus temporaires vont être mis en place du côté des retraites complémentaires.

Les rendements des retraites complémentaires en baisse


Les salariés nés à compter de 1957 et qui liquident leurs droits à 62 ans (l'âge minimum de départ) en disposant de tous leurs trimestres subiront une minoration de 10% de leurs pensions complémentaires durant trois ans sauf s'ils acceptent de partir 12 mois plus tard (à 63 ans). Par ailleurs, il faut savoir que, pour réduire les déficits financiers des régimes complémentaires, les partenaires sociaux, gestionnaires de l'Agirc-Arrco, ont décidé de baisser le rendement des cotisations complémentaires.


1.000 euros cotisés vont générer 60 euros de retraites complémentaires, contre 65 euros auparavant. Au final, le taux de remplacement (c'est-à-dire le ratioUn ratio est un rapport. Il sert à mesurer la santé économique et financière de l'entreprise. Les ratios de gestion mesurent la capacité intrinsèque de la société à dégager du profit. Les ratios financiers vérifient la solidité financière et la rentabilité de l'entreprise. entre la pension perçue et le dernier salaire) des salariés du privé devrait ainsi progressivement passer de 75% en moyenne à seulement 50%. Qu'ils le veuillent ou non, les salariés vont être contraints de davantage préparer leur après vie professionnelle s'ils veulent maintenir leur niveau de vie.

Pensez à préparer votre retraite dès à présent en souscrivant un contrat Arca Patrimoine ! Plus vous commencez tôt, moins l'effort d'épargne sera important. Découvrez les offres retraite proposées par Arca Patrimoine et contactez-nous pour toute question.

Source : malakoffmederic.com